L’Isolation thermique par l’extérieur, une excellente solution.

Mise en œuvre depuis plusieurs décennies en Allemagne, Belgique, Autriche, l’I.T.E Isolation Thermique par l’Extérieur offre le recul nécessaire pour que l’on soit suffisamment rassuré quant à sa pertinence, et sa performance.

Quelle épaisseur d’isolant pour une isolation efficace ?

La solution rationnelle consiste à faire un diagnostique thermique de votre logement. Comprendre l’existant et voir ensuite, grâce à des simulations thermiques les options les plus adaptées en termes de nature et d’épaisseur d’isolant. La résistance thermique de l’isolant ajouté au mur, soit son épaisseur doit être cohérente avec l’objectif de la rénovation, et homogène avec les autres postes du bâtiment à rénover.



Il existe une autre solution, respecter à minima ce qu’impose la Réglementation thermique dite « élément par élément » qui concerne les maisons individuelles et les petits bâtiments collectifs. La résistance thermique d’un mur extérieur doit être de R=2.3 m².K/W  ou mieux, pour bénéficier d’un crédit d’impôt développement durable, la résistance thermique certifiée de l’isolant doit être de R=2.8 m².K/W minimum soit  10 à 12 cm.
Si l’objectif est d’atteindre un label BBC, une résistance thermique de l’ordre de  R= 4.3 m².K/W soit 17cm d’épaisseur sera préconisé en moyenne après calcul.

 

Quels matériaux pour une isolation thermique extérieure à l’épreuve du temps ?

Il existe de nombreux matériaux depuis les produits industriels connus tel le Polystyrène expansé jusqu’aux isolants écologiques tels que la laine de bois, le chanvre…

Il sera fait appel à des matériaux certifiés ACERMI ou validés par le CSTB, ou encore bénéficiant d’un agrément technique européen.

Le critère essentiel dans le choix d’un matériau, et de sa mise en œuvre, pour réaliser une I.T.E. sera sa faculté à répondre à la problématique de l’humidité : remontées capillaires par les fondations, pluie, vapeur d’eau. En fonction du bâti existant, les matériaux répondront plus ou moins bien à cette contrainte.

Les remontées capillaires, et les eaux de ruissellement si elles ne peuvent être traitées par ailleurs conduiront à l’utilisation en bas de mur d’un matériau non absorbant et imputrescible.



La protection contre la pluie sera réalisée par un enduit parfaitement posé, ou un pare-pluie avec bardage. Un débord de toit est de plus conseillé.

La vapeur d’eau contenue dans l’air, et migrant naturellement au travers des murs de l’intérieur vers l’extérieur des bâtiments ne doit se trouver  piégée par la mise en œuvre d’une isolation extérieure. Une stratégie doit systématiquement être mise en place en choisissant des matériaux suffisamment perméables à la vapeur d’eau en fonction du type de mur, et en gérant l’évacuation de l’humidité au travers de l’enduit, ou en ventilant la face interne du pare-pluie.

Quel type de pose ?

Les solutions de mise en œuvre d’une Isolation thermique par l’extérieur sont nombreuses. Elles sont fonction de la nature du mur, et du type de finition souhaité (Bardage, Enduit ou autre revêtement de type panneau, vêture…)

Isolation sous bardage ventilé


Une ossature bois est fixée au mur extérieur existant. L’espace créé entre les montants est comblé par un isolant en panneaux semi rigides ; L’entraxe est calculé pour pouvoir placer l’isolant en légère compression.


Pour éviter les ruptures de capillarité, les panneaux peuvent être maintenus au mur par des chevilles supplémentaires. Dans le cas d’un mur non rectiligne, la première couche d’isolant pourra être remplacée par un isolant en vrac.

Panneau isolant à enduire  -  Pose collée chevillée

Destinée à l’isolation de murs suffisamment rectilignes, cette technique met en œuvre des isolants qui possèdent  la résistance et la structure nécessaires pour supporter un enduit.

Les panneaux isolants peuvent être collés au mur existant pour éviter les ruptures de capillarité. Les angles et coins sortants doivent être renforcés avec des profilés.

La gestion des baies

L’isolation des tableaux de menuiserie doit être traitée avec attention.


Si les fenêtres sont placées en tunnel, ou proche du nu intérieur, l’épaisseur d’isolant disponible sans déborder du dormant est généralement faible ; d’où la nécessité d’utiliser un isolant de très haute performance tel que la mousse de polyuréthane.


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