Glossaire

Comble

Charpente et toit d'un bâtiment. Comble aménagé sous les mansardes de la toiture ou coble non aménagé servant de grenier ou d'espace non accessible, comble perdu.

Mansarde

Une mansarde est un comble brisé (dont chaque versant a deux pentes : un brisis et un terrasson articulés par un cordon) dont l'invention est attribuée à François Mansart dans la première moitié du XVIIe siècle.

Brisis

l'origine du toit à deux pentes : l'une, très forte (entre 60 et 80°), s'appelle le brisis et l'autre, plus faible, porte le nom de terrasson.

Écrans souples de sous-toiture

Les écrans de sous-toiture sont destinés à être posés sur des supports discontinus parallèles à la ligne de plus grande pente.
Exemples :
• les fermettes industrialisées,
• les chevrons,
• les caissons chevronnés,
• les chanlattes sur plancher porteur en maçonnerie.
Ces supports sont visés par le DTU 40.11, les DTU de la
série 40.2 et les Avis Techniques concernés.

Pare-vapeur

Caractéristique des matériaux qui empêche la migration de la vapeur d'eau (condensation) entre deux environnements distincts.

Freine-vapeur

Elément d'une paroi qui régule l'humidité susceptible de pénétrer. Le frein-vapeur n'est pas totalement étanche à la vapeur d'eau, contrairement au pare-vapeur, et possède un coefficient de résistance à la vapeur d'eau calculé en fonction des différents composants de la paroi. Bien mis en oeuvre, il permet donc à la paroi de perspirer mieux et donc de rester plus saine.

Désigne l'agencement de matériaux recouvrant un bâtiment pour le protéger des intempéries (même les murs sont concernés (chaperon)).
Le but est de protéger contre les pluies, poussières, neige poudreuse... Elle doit aussi résister aux vents violents. Considérée comme la cinquième façade du bâtiment, elle apporte aussi son cachet et contribue activement à l'esthétique de l'habitation.

Ardoise

Elément de couverture des bâtiments, façonné par débit et fente de certains schistes fins dits ardoisiers.

Faîtage

Ligne de rencontre haute de deux versants d'une toiture. Le faîtage est l'ouvrage qui permet de joindre ces deux parties. Il doit assurer l'étanchéité de la couverture d'un bâtiment, ainsi que sa solidité.

Epi de faîtage

Pièce de charpente qui couronne un faîtage de toiture, soit à la pointe (dans le cas d'un pigeonnier par exemple), soit aux extrémités de la ligne de faîte.

Abergement

Ensemble de tôles façonnées et souvent soudées, mises en œuvre par le couvreur-zingueur. Il est destiné à faire la liaison étanche entre les matériaux de couverture et les «accidents de toiture» : les souches de cheminées, les éléments de ventilation sortant en toiture, les ouvertures vitrées ou non destinées à l'accès ou à l'éclairage.

La réglementation thermique 2005

* S'applique aux bâtiments neufs résidentiels et tertiaires (à l'exception de ceux dont la température normale d'utilisation est inférieure ou égale à 12°C, des constructions provisoires (d'une durée d'utilisation inférieure à deux ans), des bâtiments d'élevage ainsi que des bâtiments chauffés ou climatisés en raison de contraintes liées à leur usage).
* Concerne les projets dont le dépôt de la demande de permis de construire est postérieur au 1er septembre 2006.
* Est définie par les articles L.111-9, R.111-6 et R.111-20 du Code de la construction et de l'habitation et leurs arrêtés d'application

BBC 2005

Bâtiment basse consommation énergétique. Ce niveau reprend les résultats de l'étude menée dans le cadre du programme de recherche PREBAT, sur financement de l'ADEME, et réalisée par l'association EFFINERGIE. Ce niveau vise une consommation très fortement inférieure à la consommation énergétique réglementaire avec :
- Un niveau d'exigence calé pour le résidentiel sur 50 kWhep/m² en énergie primaire en prenant en compte les consommations de tous les usages (chauffage, refroidissement ; production d'ECS, ventilation et éclairage) et décliné selon les zones climatiques de la RT2005 et l'altitude du projet de construction ;
- Une « super » performance énergétique de 50 % par rapport à la performance réglementaire pour les bâtiments tertiaires .
Il reprend l'esprit des labels « passivhaus » en Allemagne et « Minergie » en Suisse, mais avec des exigences et techniques adaptées au climat français et à chaque zone climatique.

Labels "Haute Performance Énergétique" et "Très haute performance Énergétique"

Les labels "HPE" et "THPE" peuvent être attribués aux
constructions dont les consommations conventionnelles sont respectivement inférieures de 10% et 20% aux consommations de référence.

Type de chauffage

Zone climatique (*)

Consommation conventionnelle pour le chauffage, le refroidissement et la production d'ECS en kWh primaire /m²/an
(ECS : Eau Chaude Sanitaire)
Combustibles fossiles


H1


130


H2


110


H3


80

Chauffage électrique

(y compris les pompes à chaleur)


H1


250


H2


190


H3


130

*) Zones climatiques H1 : Nord, Est et Centre. H2 : Ouest, Sud-Ouest et axe Bordeaux-Lyon. H3 : Zone méditerranéenne.

Des évolutions des dispositions de l'arrêté pourront être introduites avant 2010, date de la prochaine réglementation.

Habitat passif

Désigne un bâtiment dont la consommation énergétique au m² est très basse, voire entièrement compensée par les apports solaires ou par les calories émises par les apports internes (matériel électrique et habitants).

Pour être qualifiée de « passive » une maison doit réduire d'environ 80% ses dépenses d'énergie de chauffage par rapport à une maison neuve construite selon les normes allemandes d'isolation thermique de 1995, normes déjà très exigeantes.

Le programme CEPHEUS (Cost Efficient Passive Houses as EUropean Standards) a contribué à développer le concept de bâtiment passif.
Dans ce cadre, l'Europe a financé des réalisations faites dans 5 pays : en Allemagne, en Autriche, en France, en Suisse et en Suède. Chaque pays participant devait démontrer la faisabilité technique et la rentabilité du projet et permettre la reproductibilité de ce type de construction.

ABF ou architecte des bâtiments de France

Architecte urbaniste de l'état spécialisé dans le patrimoine, et rattaché au CAUE (conseils d'architecture, d'urbanisme et d'environnement).
Pour le particulier, l'ABF intervient surtout via le fameux "avis conforme" dans le cadre des autorisations de travaux (permis de construire, etc.), pour tout projet situé dans un espace protégé, et en particulier dans les 500 mètres ou à vue d'un monument classé. On parle alors d'avis conforme. Bien que techniquement le maire puisse délivrer des autorisations sans tenir compte de l'avis de l'ABF, l'usage est que le maire s'y conforme.

Prêt pass-travaux

Prêt délivré par les organismes du 1% Logement. Ce prêt permet de financer des travaux de rénovation, d'agrandissement ou d'embellissement dans la résidence principale à des conditions avantageuses : chauffage, isolation, fenêtres, toiture, revêtements muraux ou des sols, plomberie, électricité, ascenseur, adaptation du logement au handicap, ravalement...

* d'un montant maximum de 8 000 € (ou 9 600 € sous condition de ressources)
* d'une durée pouvant aller jusqu'à 10 ans
* au taux de 1,5% / an hors assurances facultatives
* sans frais de dossier

Le prêt pass-travaux est ouvert à tous les salariés du secteur privé et aux retraités depuis moins de 5 ans du même secteur, qu'ils soient locataires ou propriétaires, en maison individuelle ou en copropriété. Les travaux doivent être réalisés par une entreprise ou effectués dans le cadre d'une opération avec l'association Castors France Nord (association d'information, conseils et services pour la construction et l'amélioration de son logement, qui permet notamment des achats groupés de matériel).

Pont thermique

Zone ponctuelle ou linéaire qui, dans l'enveloppe d'un bâtiment, présente un défaut ou une diminution de résistance thermique (à la jonction de deux parois en général). Les jonctions entre deux matériaux de résistance thermique ou de conductivité thermique différentes créent un pont thermique. La constitution de la paroi influe sur les ponts thermiques, ainsi avec une isolation extérieure les ponts thermiques sont presque nuls.

Les ponts thermiques constituent des zones de fortes déperditions thermiques, l'humidité peut s'y condenser.

Dans un bâtiment non-isolé, les sources de déperditions thermiques sont, en règle générale, les suivantes :

* 30% de la toiture
* 20% des systèmes de ventilation
* 16% des murs
* 16% des sols
* 13% des portes et fenêtres
* 5% des ponts thermiques

Mur acrotère

Dans l'architecture moderne, on appelle mur acrotère, en abrégé acrotère, un muret situé en bordure de toitures terrasses pour permettre le relevé d'étanchéité.

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